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2019-12-03
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Report : Navy | Trace Release Party | Chromatique (13/11/19)

Juste avant de décoller pour Genève, la rédaction était conviée à la release party de l’EP TRACE par le rappeur Navy le 13 novembre à Chromatique. Artiste que nous suivons depuis Mental de Fer l’an dernier, un jeune espoir qui commence à sérieusement faire parler de lui.

Revenue de Geneve et avec les photos de Paul Bourdrel en mains, retour en texte et en images sur notre découverte scénique d’un nom qui monte dans le paysage rap local, voire national.

Lauréat du tremplin Buzz Booster Auvergne Rhone-Alpes 2019 samedi 30 novembre à Bizarre, le rappeur Navy, produit par NuTone (l’éminence grise de Supa Dupa) rassemble autour de lui, sur scène ou au studio, une toute nouvelle génération de mélomanes issues des cultures urbaines.

Du lieu au line-up, la relève était définitivement LE fil d’Ariane de cette soirée.  Les quatre murs qui autrefois, ont abrité le 6e Continent incarne désormais le renouveau…

LAZZMAN

L’ouverture de la release party fut confiée à Louis Bourgeois alias Lazzman qui donnait sa première prestation live. DJ, beatmaker et guitariste, c’est avec audace et créativité qu’il malaxe, jazz, hip-hop et pulsations uptempo, à la fois enjouées et véloces.
Armé de d’instruments, de platines et de loopers, il réussit à délocaliser les couplets de têtes de gondoles des charts comme Kendrick Lamar hors de leurs BPM et de leurs teintures sonores.
Le jeune homme-orchestre, dans son grand mélange de genres décomplexé, chiadé et enjoué, ne s’est pas contenté de faire un warm-up, il s’est adonné à un acte de pyromanie, laissant un public en combustion pour la partie principale…

NAVY

Apres la révélation sur disque via sa flopée de singles dans nos playlists depuis un an : l’heure est à la découverte scénique, en famille et entre amis. Les deux protagonistes de la Release Party investissent la scène : Navy en maître de cérémonie et NuTone aux machines. Le duo étale son travail, alterne entre interprétations à deux, invitations de guests et prestations groupées avec les autres membres de Supa Dupa en renfort.

Le show est à la fois spontané et rôdé. L’expérience du combo lyonnais qui enchaîne tournées et projets pose un socle solide à la performance de Navy

Une rencontre. Une introduction de toutes parts, de toutes générations. Des habitués du 6e Continent à des retraités de la nuit lyonnaise qui étaient de passage et ont pris leur injection de sang neuf, artistes confirmés et amateurs qui partagent la scène ; les profils qui se croisent, sont aussi différents que complémentaires.

La transmission d’énergie transcende les parcours, tous échangent dans la bienveillance et Chromatique baigne dans un spectre continu bonne vibes et de couleurs musicales.
Plus qu’une release party d’un projet émergent, cette soirée était peut-être le premier chapitre d’un renouveau dans la capitale des Gaules…
Live Report : Alpha Diallo
Photos : Paul Bourdrel
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2019-07-14
Report

Report : Tom Misch + Hocus Pocus @ Jazz A Vienne (05/07/19)

Cette date du  5 juillet était l’une des plus attendues lors du festival Jazz à Vienne 2019. Une nouvelle date combinant découverte et retrouvailles.


Coté découvertes : le musicien/producteur anglais Tom Misch, issu de la « scène Soundcloud » et membre régulier de nos récentes playlists. Coté retrouvailles : le groupe Hocus Pocus, mené par 20syl & DJ Greem de C2C véritable bout de patrimoine hexagonal qui se reforme 9 ans après 16 Pièces son dernier album. 

Une partie qui s’adresse à un public plus jeune. Une autre qui vient raviver les souvenirs de certains routards du hip-hop.

Une soirée sur laquelle planait le plus grand mystère et les plus grosses attentes. Entre un nom devenu omniprésent dans nos explorations sur la toile et le retour d’une influence majeure, huit ans après son dernier concert dans la région, deux extrémités du parcours de la rédaction sur la même affiche.

Conférence Hocus Pocus x Fisto

Avant de dévoiler l’objet de leur réunion au Théatre Antique, les deux leaders d’Hocus Pocus se sont adonnés à la traditionnelle conférence de presse. Un rendez-vous Jazz A Vienne qui s’est depuis peu délocalisé et ouvert au public.
Animée par Fisto pour la troisième année consécutive, la conférence de la soirée hip-hop est principalement revenue sur l’inénarrable parcours des nantais, de leurs débuts à leur place prépondérante dans le paysage français.

Un échange qui s’est focalisé sur l’évolution de leur processus créatif, leur approche du sampling, la genèse de la nouvelle tournée et l’état d’esprit général du groupe. Une courte mais dense demi-heure conclue par de précieux conseils de 20syl prodigué à de jeunes beatmakers.

Tom Misch

La soirée hip-hop démarre avec Tom Misch, représentant de cette génération à la fois versée sur les instruments et biberonné aux classiques du hip-hop. Une entrée en matière, toute en douceur où Tom Misch laisse entrapercevoir son panel d’influences par de fugaces hommages. On devine entre autres, l’ombre des sphères Soulquarians / Native Tongues dans ses compositions avec des thèmes et des refrains, honorés sans être plagiés.

Venu présenter son premier album Geography, le sud-londonien arrive à cartographier son spectre musical sans tomber dans le simple exercice de style. Sa performance cite des classiques comme Runnin par The Pharcyde et J Dilla dans un doux langage soul moderne.

Tom Misch prouve sa capacité à tracer ses propres chemins, au milieu de paysages bel et bien identifiés. Quoi qu’un peu timoré, son premier live viennois contribue à la volonté de renouveau du festival. Son fulgurant succès sur la toile ramène un lot de nouveaux convives. Des fans de Tom Misch découvrent au passage Jazz A Vienne, et croisent des habitués, venus pour Hocus Pocus.

Un beau mélanges des genres et des générations, issues d’un même socle. Un concert qui démontre les ramifications derrière l’étiquette « hip-hop », où diverses déclinaisons se distinguent à partir de références communes.

Hocus Pocus



20Syl est comparable à un Tim Burton un Quentin Tarantino du hip-hop. C’est à dire un créateur qui influence les créateurs, une porte d’entrée dans la constitution d’un bagage culturel personnel, un réalisateur acharné qui expose sans complexe, ses propres méthodes et inspirations dans chacune de ses œuvres.

Les productions pour Fabe  (Scred Connexion), Sully Sefil, Mafia Trece et la compilation Original Bombattak à la période fin 90/début 2000. Le décollage d’Hocus Pocus avec la trilogie 73 Touches (2006) / Place 54 (2007) / 16 Pièces (2010). L’écrasante succes story de C2C avec ses flopées de récompenses et titres mondiaux. Tous ces faits d’armes placent 20Syl et Greem à l’épicentre de grandes évolutions du hip-hop/jazz français.

Le retour du Hocus Pocus au grand complet sur scène a-t-il su convaincre les fidèles de la première heure, les nouveau curieux et les fans qui ont volé de leur propres ailes depuis lors ? Alors qu’une quasi décennie s’est écoulée depuis le dernier projet, ce live était l’occasion de confronter sa vision actuelle à son appréciation de l’époque.

Le show commence par un Voyage Immobile vers le catalogue bien connu de HP, dans un format aussi rodé que surprenant. Ayant popularisé la formule groupe de rap + musiciens en France, Hocus Pocus marque son retour avec une partie live encore plus prononcée.

Tout s’enchaîne. Les phases sont millimétrées. L’énergie est aussi explosive que communicative. Là où Tom Misch glissait ses petits hommages à des classiques du hip-hop, Hocus Pocus les prend à bras le corps et les balance à visage découvert.
Comme si les années de hiatus n’avaient jamais été là, la connexion entre le combo et son public est demeurée intacte. Aucun temps mort, le concert est un véritable jubilé où les grooves muent au sein du même morceau, à l’image de I Wanna Know, qui prend des couleurs afrobeat.

Le show brille par son extrême précision, mais la spontanéité reste palpable. Au milieu des couplets de 20Syl, des scratches de DJ Greem et des refrains de David Le Deunff scandés des deux cotés de la foule, Mr J. Medeiros fait irruption pour caillouter en bonne et due forme le micro. Le californien, désormais installé en France rappelle la présence de choix des Procussions dans le catalogue HP.
Les titres Vocab et Hip-Hop? sont clairement dans les temps forts du show. Deux bangers déballés d’un bloc, qui ont mis le feu. Le premier réaffirme le positionnement du crew dans la sphère musicale rap. Le second quand à lui est un manifeste de la formation au sein de la culture hip-hop.

La version viennoise de Hip-Hop? prend une dimension particulière et consolide la filiation entre jazz et hip-hop. Les lyrics du titre sont portés par une reprise de Red Clay (Freddie Hubbard), véritable standard de la note bleue. Une interprétation dans laquelle s’est également glissée Chameleon (Herbie Hancock/ Head HuntersThe Message (Furious Five mais crédité au nom de Grandmaster Flash) et The Ghetto (Donny Hathaway).
Plus qu’un artiste multi-talentueux, 20Syl s’illustre en tant que chef d’orchestre. En plus de son rôle central dans la coordination du live, il met en lumière les talents de chaque membre.

Coordonné, millimétré mais pas totalement scripté, ce concert d’Hocus Pocus joue avec ce que le public lui apporte. Un véritable échange s’effectue.

On retrouve sur la fin Thaïs Lopes de Pina, chanteuse lyonnaise que l’on connait en tant que membre de Bigre et Electrophazz. Le Théâtre Antique est en feu. Hocus Pocus a tout donné mais remet une couche en rejouant Vocab et Hip-Hop?.

Tout y était, l’occupation scénique, les interactions, la maîtrise du répertoire… Un retour à la scène réussi… Peut-être un prémisse à un nouvel album ?

La question est posée !

Les photos de la journée complète
à retrouver sur la Page Facebook LGTDZ

Report : Alpha Diallo
Photos : Paul Bourdrel

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2019-07-08
Report

Report : Kokoroko + Snarky Puppy @ Jazz A Vienne (04/07/19)

Seconde date dans le viseur de la rédaction, le 4 juillet 2019  était sous le signe de renouveau avec deux noms à l’affiche. Le premier : Kokoroko, formation afrobeat/highlife en provenance de Londres. Le second : Snarky Puppy, qui a soufflé en 2013, les premières brises du vent nouveau au Théâtre Antique et avec un nouvel album à défendre sur scène.


Une mise à l’honneur du sang neuf qui partait avec son lot de questionnements. Une formation révélée au monde par un single, puis un EP 4 titres, suivie d’un groupe qui existe depuis 2004, qui a explosé en 2013 étaient-ils un choix pertinent pour une soirée intitulée New Generation ? La réponses en texte et en images…

KOKOROKO

Le groupe Kokoroko, nouvelle signature de Brownswood Recordings (le label de Gilles Peterson) a fait les choux gras des curateurs et des diggers depuis le titre Abusey Jonction, dans la compilation We Out Here.

Les titres et apparitions de la huitaine menée par Sheila Maurice-Grey, pètent tous les scores sur les plateformes de streaming, Le festival Jazz à Vienne donne l’opportunité de découvrir ce beau monde prometteur en live.

Principale observation : Kokoroko est en concert comme sur disque. Le public, posé sur les marches du Théatre Antique, laisse défiler les derniers rayons du soleil. La prestation laisse le temps au temps.
Contrairement à d’autres révélations outre-manche qui faisaient dans le technique et le flamboyant, l’oeuvre de Kokoroko instaure la détente et l’écoute passive. On se laisse agréablement porter par de douces nappes, menées par une section cuivres féminine.

L’octet répond également à la question d’un concert sur une grande scène, avec un EP 4 titres en guise de discographie. Titres inédits et moments d’éclats groupés ou personnels, complètent la setlist.
Une découverte scénique, un moment de chill. Ce concert confirme le parti-pris de Jazz à Vienne et sa volonté de mettre en avant les figures nouvelles du jazz.

Une belle entrée en matière avant Snarky Puppy, que les habitués de Vienne connaissent depuis plus de six années.

Snarky Puppy




Kokoroko était la découverte, Snarky Puppy incarne la retrouvaille. Révélé en conclusion de la All Night Jazz de 2013, à l’ouverture de la All Night Jazz de 2015, le crew se retrouve au cour de la programmation de 2019. 
Avec un concert en 2017 à la Salle 3000, Snarky Puppy compte pas moins de quatre passages dans la région en sept ans. Passé la flopée de récompenses et de distinctions entre 2014 et 2017, que reste-il a découvrir du collectif mené par Michael League en 2019 ?

Première réponse : l’album Immigrance, dernier projet en date et objet principal objet d’une tournée de 7 mois, qui a débuté à Vienne. Seconde réponse : le ratio constance/évolution dans ce que propose Snarky Puppy.

Conférence/Interview de Snarky Puppy animée par Ashley Kahn

La conférence qui a eu lieu en fin d’après-midi atteste le rapport privilégié entre Snarky Puppy et Jazz à Vienne.  Le festival qui a programmé Michael League et sa bande, un an avant leurs succès, organise avant le show au Théâtre Antique, une rencontre où les musiciens s’étalent sur leur manière de travailler et d’appréhender le groove. Une conférence ponctuée par un court showcase illustrant chaque partie abordée.

Quelques heures après la mise en bouche, Snarky Puppy retrouve le Théâtre Antique. Toutes les questions et les doutes s’envolent, soufflés par la déferlante des grooveurs originaires de Denton et Brooklyn
Snarky Puppy continue de faire mouche, que l’on soit familier de son répertoire, dans la curiosité du nouvel album ou dans la totale découverte.


Shofukan fait toujours son effet, quel que soit le nombre de fois auquel on s’y confronte. Les transitions et changement de grooves marchent toujours aussi bien. La formation sait briller collectivement et laisser de l’espace à chaque membre. Michael League le précisait lors de la conférence, Snarky Puppy s’inspire en partie de James Brown, qui lui même puisait dans la structure de certaines musiques africaines. Des précisions qui offrent une seconde lecture de la performance.

Le jeu collectif assure le terreau de base, puis les variations et l’isolation de parties d’une mesure à l’autre, met en lumière les prouesses individuelles. Résultat : le kif reste intact, les bases consolidées et le champ des possibles toujours grand ouvert.

En résumé, une belle mise en perspective d’une formation qui incarne l’espoir à une autre qui a gagné ses galons de valeur sûre. Deux formations à la popularité issue des nouveaux supports de diffusion de la musique, où les intermédiaires entre artistes et audience n’existence plus. Les deux facettes du renouveau étaient sur une même scène

Deux concerts à aux vibrations uniques !

Les photos de la journée complète
à retrouver sur la Page Facebook LGTDZ

Report : Alpha Diallo
Photos : Paul Bourdrel

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2019-07-02
Report

Report : Chassol + 30/70 @ Jazz À Vienne (29/06/19)

La deuxième soirée de Jazz à Vienne 2019 menait vers les confins de l’espace et du temps. Chassol au Théâtre Antique, Allysha Joy et le groupe 30/70 au Jazz Mix… 


D’un coté, un artiste qui raconte sans mots, son histoire et la construction de sa cosmogonie artistique. De l’autre, un groupe venu de loin mais à la vibe si proche… Une expérience hors sol, retranscrite en mots et en images.

Chassol

L’art de Christophe Chassol est la convergence de cultures, d’influences et de récits. Un carrefour des disciplines, que le pianiste retranscrit ce samedi 29 juin au Théâtre Antique de Vienne, quelques jours avant le concert dessiné du dimanche 7 juillet.
Trois ans après un mémorable passage au Transbordeur lors du circuit Nuits Sonores 2016, il juxtapose le magique et le mythique avec le projet Ludi, qui laisse une grande place à l’imaginaire.
Accompagné de Mathieu Edward à la batterie, avec les écrans géants en guise de support narratif :  Chassol est le principal orchestrateur du flot de sons et d’images. Une configuration dans laquelle le public voit et entend ce que Chassol décide de montrer et diffuser.
Les images illustrent le dialogue piano-batterie. La conversation percussion-clavier résonne avec le récit de Ludi. Bardé de références culturelles et personnelles, cet « Ultrascore » entonne, conte et énonce. Une croisée des arts qui entremêle palabres, pixels et mélopées.
Un déversement brut d’émotions, à la fois épuré par son interprétation et grandiose par son support de diffusion…
Passé cette expérience, direction le Jazz Mix pour assister au concert d’Allysha Joy et du 30/70, collectif australien, qui hante nos playlists depuis plus d’un an…

30/70

Révélé en 2017 via l’album Elevate, le collectif 30/70 emprunte le sillon tracé par Hiatus Kayote. Sa chanteuse Allysha Joy (égérie du label anglais Gondawa Records, dont fait partie GoGo Penguin) a quant à elle, distribué des baffes en série à l’automne 2018 avec Acadie Raw. Le festival Jazz à Vienne, nous offre une occasion de voir en live les artistes derrière nos gros coups de cœurs de la saison.
Alors que le concert de GoGo Penguin continuait de battre son plein plus haut au Théâtre Antique, les australiens démarrent devant les quelques curieux et aficionados qui ne voulaient pas louper la moindre miette du final de ce samedi soir.
Le verdict est sans appel : ça groove ! Le rendu sur scène est aussi frais que sur disque, la spontanéité et cette douce impression de « fait maison » en plus. 
Le 30/70 prend autant de plaisir qu’il en donne. Sans la moindre interruption ni temps mort, le sextet expose en long et en large son spectre de vibrations et d’influences. Tantôt tribales, tantôt modales, les interprétations du 30/70 glissent du jazz, vers le funk électrique, en passant par la soul transcendante.
Les musiciens instaurent et inspirent une transe ambiante. Allysha Joy est habitée, elle accompagne le band de sa voix et son sampleur. Un concert aux allures de jam étalée sur plusieurs générations et localisations, se déroule devant nous.
Les convives se font de plus en plus nombreux au fil des morceaux. La progression se fait de plus en plus intense au fil du remplissage de la salle. Dans la plus grande détente, le 30/70 vit ce qu’il joue, joue ce qu’il vit.
Le temps d’un concert, les esgourdes du public ont exploré les clubs du renouveau anglais, les portes du p-funk, le lien ténu entre le hip-hop et son ascendance. Un voyage offert par un équipage, portant dans sa chair, ces destinations iconiques du groove…
Un trip qui n’était que la première escale du circuit Jazz Mix


Report : Alpha Diallo
Photos : Paul Bourdrel
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2019-06-11
Report

Live Report : Nuits Sonores 2019 | Day 1 & 2 | Nuits 1 & 4


Le long week-end du  29 mai au 2 juin 2019 était l’occasion de voir en live, les petits repérages de Nuits Sonores 2019 par la rédaction.


Nubya Garcia, The Comet Is Coming, Glenn Underground, Nu Guinea, Tony Allen & Jeff Mills ; ces noms étaient le point de rencontre entre le noyau electro du festival et un public venu d’ailleurs. Une escapade au cœur d’une programmation avec ses points d’ouverture.




DAY 1 : Nubya Garcia
| Le Sucre

La saxophoniste de chez Jazz Re:freshed était probablement le principal focus de la rédaction de cette édition. Un concert qui après DJ Top Rock en novembre dernier à Soulitude, nous a donné un second aperçu de l’effervescence initiée en 2003 par les soirées du collectif / label anglais.

Un début de festival sur la scène du Sucre qui a directement confronté artistes et public issus de différentes constellations. Un mariage réussi, notamment grâce aux prouesses d’une formation, ambassadrice d’un jazz nouveau, aussi qualitatif que démonstratif. Nul besoin d’un bagage de références pour pleinement apprécier Nubya Garcia à l’oeuvre. Le plaisir qu’elle prend et qu’elle diffuse avec son band est plus que palpable. La configuration à taille humaine du Sucre colle parfaitement au show proposé.



En somme : ce qu’il fallait, là où il le fallait, dans les proportions adéquates. La première des deux scènes UK Jazz de l’édition 2019 transforme l’essai. 

C’est du coté des Anciennes Usines Fagor-Brandt que l’on se dirige pour The Comet Is Coming l’autre prestation jazz d’outre-Manche, dans un cadre plus conséquent.


NUIT 1 : The Comet Is Coming
| Halle 1


Toujours dans la volonté de présenter la scène UK Jazz, le festival  décline sa carte blanche avec The Comet Is Coming sur la scène de la Halle 1. Le groupe avait donné une ouverture de saison 2017-2018 de feu au Périscope, et se retrouve dans une configuration similaire au passage du monstre sacré Pharoah Sanders à Nuits Sonores 2017.

La réitération d’un choix audacieux, qui expose une musique de niche à un plus large public. Malheureusement l’horaire, le lieu et son acoustique, réitèrent au passage les mauvais points de la première vraie incursion du jazz à Nuits Sonores.




La formation menée par Shabaka Hutchings a réussi à s’adapter, malgré un démarrage entre  mobilisation / réceptivité limitée du public et une sonorisation masquant certaines subtilités de la musique. L’énergie et la puissance du trio a néanmoins su résonner devant une foule grandissante, clairement venue pour James Blake.


Day 2 : Glenn Underground / Nu Guinea
| Esplanade / Le Sucre




La troisième escale sous l’égide de Peggy Gou, à l’origine de la programmation du jour. Les deux principaux focus sont Nu Guinea au sucre et  Glenn Underground à l’esplanade.

D’un coté, Nu Guinea le groupe derrière Nuova Napoli, un album qui a hanté les playlists et les ondes de copains comme Le Gri-Gri ; de l’autre, Glenn Underground, DJ fier représentant d’une house que l’on affectionne particulièrement, gorgée de groove et de soul.

Là où la transition de l’album studio vers la prestation live peut s’avérer hasardeuse, Nu Guinea crée la surprise avec un live encore plus déjanté et coloré que dans les 7 pistes de son dernier album.

Glenn Underground quand à lui, fait mouche.  Il manipule avec aisance les mélodies, lignes de basse et kicks/snares, en laissant toujours l’âme et la voix au premier plan de son set.

Une deuxième journée qui plonge nos nuques dans les remous d’un groove solaire et explosif… avant notre quatrième et dernière escale.

Nuit 4 : Tony Allen & Jeff Mills
| Halle 2

Tony Allen et Jeff Mills…. l’association de ces deux noms, incarne à elle-seule l’ouverture et le brassage des publics initié ces dernieres années par le festival. L’ancien batteur de Fela Kuti, co-créateur de l’Afrobeat et le pionnier de la techno made in Detroit ont marqué la dernière Nuit avec la retranscription sur scène de Tomorrow Comes The Harvest sort en 2018 chez Blue Note Records.

Un autre choix de créneau osé, qui met de la matière grise à un point culminant du déroulé.

La rencontre de deux légendes, toujours aussi visionnaires et dans l’exploration de nouveaux horizons, formait un parfait point d’orgue dans notre parcours. Une dernière étape avec une acoustique à la géométrie variable, en fonction de son positionnement dans la Halle 2.

Une configuration qui, par moments, n’était pas à la hauteur des idées foisonnantes et la maîtrise technique du binôme américano-nigérian.

Qu’à cela ne tienne, les détails techniques n’enlèvent rien à chaque escale de ce parcours, que l’on a apprécié dans son entièreté. Les barrieres de genres tombent et les lignes bougent, pour notre plus grand plaisir…

Live Report : Alpha Diallo
Photos : Paul Bourdrel
Prises Video : Gautier Flandre

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2019-04-10
Report

Live Report : Jacob Banks @ Epicerie Moderne (09/04/19)

© Renaud Alouche


Le phénomène Jacob Banks posait son groove hier soir sur la scène de l’Épicerie Moderne, à Feyzin, l’occasion rêvée de vérifier si le britanno-nigerian représente réellement la relève de la soul moderne, comme beaucoup de professionnels s’accordent à le dire.


En ayant lancé sa carrière à seulement 21 ans avec la sortie de The Monologue (2013), Jacob Banks avait déjà affolé les critiques avec un timbre de voix incohérent pour son âge, lui offrant une liberté vocale très prometteuse.
© Renaud Alouche
On laisse donc mûrir et on le retrouve cinq ans et deux EP plus tard, pour la sortie de son premier album Village (2018), un album complet oscillant entre soul, hip-hop, et r&b sans perdre en homogénéité ni en authenticité. Jacob Banks fait ensuite une apparition sur COLORS qui rencontre un franc succès, et enchaîne avec une tournée bien chargée.

La voix prend aux tripes dès les premières notes, le jeune anglais sait nous parler, qu’importe la langue, le public reste contemplatif pendant les deux trois premiers morceaux, sans vraiment trop croire qu’une telle voix peut sortir de ce mec au visage parfait.
En fermant les yeux on arrive à imaginer Charles Bradley par la puissance, Otis Redding par le gémissement tout en finesse ou même Son House dans ce grain si marqué.
Tout ça dans le même homme vous dites ? Oui, sans hésiter, Jacob Banks a su travailler sa voix intelligemment ses dernières années pour réussir à en avoir un contrôle total, l’amenant où il veut, quand il veut, et se permettant même de chanter en faisant sauter ses oreillettes de retour…

© Renaud Alouche

Il faut dire que notre star du soir est bien accompagnée, avec un duo basse-batterie assuré respectivement par Michael Hamilton et Harold Brown, offrant une base de groove inaltérable, quelque soit le style du morceau. Ce à quoi s’ajoutent Heather Rivas aux claviers et  Daniel Byrne à la guitare, apportant de la profondeur au live, et quelques solos mémorables comme sur Chainsmoking pendant le rappel.
© Renaud Alouche

Résultat des courses, le poulain très prometteur de la soul moderne britannique ne déçoit pas, sans être une bête de scène, il délivre pourtant une prestation entière, tout en restant humble.

Il distribue de l’amour pendant plus d’une heure et demie, offrant au public un live très large dans le style, allant de la soul profonde limite gospel, jusqu’à une superbe reprise de Fix You de Coldplay, en passant par un blues très rock, ou encore un r&b très nigérian. La voix de Jacob Banks restant le fil d’Ariane auquel le public s’accroche tout au long du concert, rassurante, émue, puissante et déroutante.
© Renaud Alouche

Photos & Texte : Renaud Alouche

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2019-01-28
Report

Report : Marc Rebillet @ Lyon (18/01/19)

© Walid Boo


Les habitués de notre page Facebook le savent : Marc Rebillet est un de nos gros coups de coeur depuis quelques temps. Cette inarrêtable machine a créer tout-terrain est actuellement en tournée européenne à guichets fermés. Un tour du vieux continent déjà complet avant même que l’on ait eu le temps de se retourner… 


… Sauf pour notre Walid Boo national, revenu de l’étape lyonnaise avec un album photo et des étoiles dans les yeux. Parce que Rédaction rime avec Délation, Le Gros Tas de Zik vous fait part de l’expérience vécue sur place !


Marc Rebillet pratique le piano depuis l’age de 4 ans, il mit de coté cette passion pour divers jobs alimentaires, avant de pleinement se consacrer à son art il y a trois ans, et s’en suivit un buzz monumental sur les réseaux en moins d’un an.
© Walid Boo
Il casse Internet sur une base régulière à travers ses vidéos et se donne des challenges de plus en plus dingues. En plus de son actuel retournement de Dame Europe, il réalise une série de vidéos pour chaque escale de son trip. Les personnes qui ont loupé le coche de son passage organisé par Chorba Frik au bar-restaurant Le Gourmet à Bron, ont néanmoins pu assister aux starting-blocks du concert avec ce one-shot fait cinq minutes avant les balances !

J’avais cinq minutes pour faire cette vidéo, soyez indulgents

– Marc Rebillet
Une vidéo en peignoir et en pantoufles, tout comme le reste du show. Un accoutrement à l’image du personnage, totalement déjanté. Un parfait mélange de folie et de rigueur qui caractérise Marc Rebillet.

Incarnation vivante du groove, Marc Rebillet aka Loop Daddy aka The Mozart of Dallas produit comme il respire, il sert une performance sur mesure pour les lyonnais, avec entre autres un titre sur les Gilets Jaunes. Il retranscrit la musique comme elle lui vient.
© Walid Boo
En plus d’avoir mis le feu et tout donné, celui qui vit le rêve à continué de mouiller le maillot avec une séance de photos et dédicaces  de plus de 45 minutes. 
En résumé, un artiste qui suscite et inspire une fougueuse passion. Un nom qui contribue à mettre les grooves funk, hip-hop, house sur le premier plan via une phénoménale énergie et une dévotion sans bornes.
© Walid Boo
Mots : Alpha Diallo
Photos, vécu et émotions : Walid Boo
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2018-07-30
Report

Report : All Night Jazz @ Jazz à Vienne (13/07/18)

Gauthier Toux, Dhafer Youssef, Morcheeba, Electro Deluxe, Sofiane Saidi & Mazalda, Moon Hooch : le grand final de la 38ème édition du Jazz à Vienne a su nous tenir en haleine jusqu’au petit matin avec un tour des générations et des sensibilités qui constituent le ciment du festival.


Un mélange de mise en lumière de la scène émergente et de retrouvailles avec des valeurs sures.



Gauthier Toux Trio

La formation lauréate du Rezzo Focal 2017, menée par le plus suisse des pianistes français ouvre la soirée de conclusion. Le rendez-vous qu’est la All Night Jazz ouvre une fenêtre sur la scène d’ici et d’aujourd’hui.
Fraîche et élégante mise en bouche, avant de traverser les frontières avec un Dhafer Youssef qui marque son retour sur le Theatre Antique

Dhafer Youssef

C’est avec les souvenirs du passage à l’Auditorium en janvier 2017 et du sublime concert lors de Jazz à Vienne 2015 que la rédaction retrouve Dhafer Youssef dans un quartet légèrement remanié par rapport à ses dernières prestations.

Isfar Sarabski et Matt Bewer remplacent Aaron Parks et Ben Williams au combo piano-basse. Le titanesque batteur Justin Faulkner quand à lui reste fidèle au poste.

Une fois de plus Dhafer Youssef réussit à renouveler la magie face à un public émerveillé. Ses envolées lyriques et les prouesses des instrumentistes, réactualisent une musique très modale et dépoussièrent l’image qui émane des musiques orientales.
Une seconde escale riche en émotions fortes, avant la découverte de Morcheeba en live…

Morcheeba



Morcheeba : un de ces groupes mythiques, que les plus jeunes ne connaissent que sur disque… La All Night Jazz était l’occasion de voir ce monument du trip-hop aux 23 années d’existence.

Conscient de son histoire et face à une rassemblement de fans inconditionnels, Morcheeba met les petits plats dans les grands et offre offre une performance visuellement aux petits oignons. 
Skye Edwards, la chanteuse originelle du groupe, rayonne. Dans sa tenue écarlate, chacun de ses gestes est en totale synchronisation avec des jeux de lumières très élaborés.
Malgré les temps morts entre les titres, le public reste captivé. Morcheeba donne un concert intimiste à grand échelle.

Electro Deluxe

Chaque groupe de cette All Night Jazz apporte son énergie. Le passage d’Electro Deluxe est un bel exemple. L’intimité instaurée par Morcheeba se mue en bouillant tumulte cuivré.

L’énergie explosive et organique, déployée par les instrumentistes français et leur frontman originaire de l’Ohio ne s’essouffle à aucun moment. Electro Deluxe met Jazz à Vienne en effervescence, de la première seconde et jusqu’au passage de relais à Sofiane Saidi et Mazalda

Sofiane Saidi & Mazalda

L’avant-dernier service l’édition 2018 nous ramène dans des vibes orientales, véhiculées par une énergie aussi électrique qu’explosive. Véritables valeurs sûres sur le territoire, Sofiane Saidi et le groupe Mazalda incarnent les similitudes et les points de convergence entre le raï et le jazz.

Un oui à l’amour, mais un oui surtout à la musique pour fêter les âmes, panser les plaies. Sofiane Saidi c’est tout ça. Un chanteur au plus profond de son âme, de ses tripes, un chanteur qui commence à Sidi Bel Abbès gamin dans des mariages, le même chanteur qui du fuir le berceau du Rai pour échapper aux extrémistes, à ceux pour qui le rai ne pouvait être si libre.

Un voyageur qui se laisse aller là où la rencontre sera sincère, folle, inattendu, et c’est au coté de Mazalda, un combo lyonnais au groove cosmique que Sofiane est de retour avec cet album intitulé El Ndjoum « Les Etoiles » pour emmener le raï encore un peu plus loin…. 

– Ruddy Aboab / Radio Nova (Plus Près de Toi) 
Une définition qui colle à la folle énergie déployée par la formation, encore plus efficace qu’une distribution de café et qui a gardé les derniers infatigables festivaliers en éveil.
Un show qui nous fait oublier l’heure alors que les premières lueurs matinales commencent à poindre…

Moon Hooch

Le grand final. Le point d’orgue de l’édition 2018 de Jazz à Vienne. Annoncée comme « abrasive et décoiffante » la formation new-yorkaise Moon Hooch était LA grosse découverte de cette dernière soirée !
Issu des bancs de la New School for Jazz and Contemporary Music, le trio de Brooklyn fit ses premières armes dans le métro new-yorkais avant de s’y faire interdire. Un phénomène que l’on découvre sur la scène du Theatre Antique, les restriction législatives de NYC en moins.
Moon Hooch en live, c’est un combo cuivres + percussions démentiel ! Chaque titre redouble de puissance par rapport au précédent. Un repertoire sans mots qui survole des décennies de constructions rythmiques. Chaque morceau interprété est une injonction à danser, chanter voire rapper. Un passage où le trio enchaîne climax sur climax. Un show à trois qui se maintient au point culminant, dans des registres différents, un exploit que l’on peut qualifier d’héroïque.
C’est sur un show dingue, du même acabit que la découverte de Snarky Puppy lors de la All Night Jazz 2013 que se conclut Jazz à Vienne #38
Dans l’attente de la programmation 2019, l’heure est à des vacances et à de nouvelles découvertes et lectures estivales !
Report : Alpha Diallo
Photos : Paul Bourdrel
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2018-07-16
Report

Report : Thomas de Pourquery + Magma + Mammal Hands @ Jazz à Vienne (11/07/18)

Alors que l’équipe de France de football se qualifiait pour la finale un jour avant. Le festival Jazz à Vienne met l’hexagone à l’honneur, ce mercredi 11 juillet au Théâtre Antique.
A l’affiche : deux concerts hors des carcans et des connivences avec Thomas de Pourquery et son projet Supersonic (hommage à Sun-Ra) et le mythique groupe Magma, qui donne son seul concert de l’année à Vienne. Pour finir, la formation Mammal Hands au club de minuit, qui selon certains festivaliers n’est à manquer sous aucun prétexte…
Entre réinterprétation du jazz avant-gardiste et oeuvre à moitié inspirée par les rêves, la configuration du soir a promis une prise d’altitude. Le public était-il présent à la porte d’embarquement ? La réponse ici :

Thomas de Pourquery

Le Costaud de Bondy et sa formation ouvrent le bal. L’apparence bourrue du frontman, trahit la musique très sensible qu’il réalise. Septième et quatrième art s’entremêlent dans les compositions du sextet. Thomas de Pourquery nous projette dans un film, et narre avec des notes, des scènes sans répliques ni images.

Déferlante d’émotions et de tranches de vie en fermant les yeux. Une authentique expérience colore et sonore, narrée avec passion par les copains de Night Groove !

Magma

Le mythique groupe Magma au Theatre Antique… La fusion des furieuses folies créatrices du free jazz et du rock progressif, dans une performance cosmique et mystique. La formation menée par Christian Vander livre au public viennois, une de ses rares prestations, hors du temps et de l’espace.

Les inventeurs du mouvement Zeuhl, du haut de leurs cinq décennies d’histoire, étaient attendus par des fidèles de longue date et des curieux, des aficionados depuis les années 70 et des plus jeunes, intrigués par l’aura du groupe.
Pour les personnes nées à partir des années 80, c’était l’occasion de voir sur scène d’authentiques représentants d’une époque où expérimentations et absence de règles faisait loi en matière de production musicale.
Véritable instant de contemplation de la première à la dernière seconde, entre harmonies surréalistes, totale imprévisibilité dans la progression des titres et psaumes (solo et en cœur) scandés en Kobaïen (langue inventée par Christian Vander), une énergie en constante expansion (sans le moindre temps mort) émanait du concert de Magma.
On pense sans mal à Frank Zappa ou au Rocky Horror Picture Show à l’écoute de l’oeuvre de Magma tant les mélanges des genres sont aussi habiles qu’audacieux. Comédie musicale, messe, concert ou recueil : nombreux sont les qualificatifs possibles de ce 11 juillet, où les arts de la composition, de la dramaturgie et de l’interprétation « à la française » ont rayonné au théâtre antique !

Mammal Hands

Apres une virée dans les étoiles au Théâtre Antique, la transe interstellaire continuait entre les quatre murs du Club de Minuit avec le trio anglais Mammal Hands. Alors que Magma a fait voguer l’esprit dans des contrées inconnues, Mammal Hands, stimule imageries et sentiments enfouis, à la force de son live.
Influencés par des mouvances aussi sensibles que tumultueuses, Jesse Barrett et les freres Jordan & Nick Smart ont instauré une transe méditative et déversé un torrent d’émotions fortes via leurs instruments.
Belle et poignante, la performance de Mammal Hands conclut brillamment cette soirée, qui ouvre la derniere ligne droite du 38ème Jazz à Vienne.
Live Report : Alpha Diallo
Photos : Paul Bourdrel
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