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juillet

2019-07-31
Mix

Tsutchie – Samurai Champloo Mix | Magical Mystery Mix

Ebisu Batica – Bar / Club | Tokyo | 2015
Installé au Japon depuis quelques années, notre camarade Maxime du site Magical Mystery Mix eut l’immense honneur de rencontrer Shinji Tsuchida aka Tsutchie (Shakkazombie), l’un des auteurs de la mythique OST de Samurai Champloo.
Une entrevue suivie d’un mix, aux côtés d’une légende, qui revient sur sa participation à une bande-son, entrée dans la postérité. Plus qu’un hommage à des références, une rétrospective par l’une d’entre elles, à découvrir ici :

TSUTCHIE (Shinji Tsuchida) a réalisé un mix original Samurai Champloo pour MMM. En 2004, le producteur de Kanagawa a enregistré deux albums pour la série animée, dont un en collaboration avec Force of Nature (KZA & DJ Kent)
La série d’albums – comprenant deux autres produits par Nujabes et Fat Jon – ont indéniablement contribué au succès de la série, qui mélange remarquablement Japon féodal et culture Hip-Hop. Une parfaite combinaison de modernité et d’ancienne école, beats hip-hop et ronins. 
🌊Ce nouveau mix est une belle occasion de (re)plonger dans cette grande aventure ! Il comprend un nouvel artwork, inspiré par les magnifiques jaquettes, faites pour Playlist et Masta.

Tracklisting

  1. Thank You
  2. Sincerely
  3. Let me know what U think
  4. Pretending to…
  5. Raw Material
  6. Mists
  7. Process
  8. Breeezin’
  9. Seventythree [I ask]
  10. Deeper than Words
  11. YOU (Feat. Kazami)
  12. Flip
  13. Strike Back
  14. Tuned
  15. Tubed [drum please!!!]
  16. The Updater
  17. Numbernine [back in TYO]
  18. FLY (Feat. Riki Azuma / Small Circle of Friends)
  19. 2 messages

WWW.MAGICALMYSTERYMIX.COM

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2019-07-31
Video

Makala – Radio Suicide

Après Le Regard Qui Tue de Varnish La Piscine , c’est au tour de Makala de balancer une nouvelle dinguerie estampillée SuperWak CliqueColors Records. L’album Radio Suicide, sorti le 21 juin 2019, amène le collectif / label suisse dans les playlists estivales et les futurs top annuels.

Le nouvel album de Makala s’écoute comme une célébration de la scène rap genevoise, aussi hybride que rafraîchissante.

Des production de Varnish La Piscine aux contributions de Slimka, Ika Ortiz, Mr. Lacroix et Rico TK, entre vent de fraîcheur et grain de folie, album-concept et nouveau hors-piste contrôlé : Radio Suicide, une fenêtre ouverte sur la folle et effervescente scène genevoise, qui crapahute hors des codes et des poncifs.

Une seule écoute du projet ne suffit pas pour pouvoir en parler. Deux écoutes ne suffisent pas non plus pour pouvoir parler dignement du projet. Et finalement trois, quatre, cinq, six écoutes non plus.

Une nouvelle prise d’assaut helvétique sur la francophonie, longue de 21 pistes. Qui se savoure en long, en large, dans l’instantané ou sur la durée.

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2019-07-29
Mix

Pat La Rock – Living Room Session | 100% Vinyl | No Edits | Kasheme | Zurich

C’est au Kasheme à Zurich que Pat La Rock offre un mix au format XXXXL. Un mix 100% vinyles long de cinq heures et vingt minutes, enregistré d’une traite, sans pause ni montage.

Kasheme – Bar / Studio / Disquaire | Zurich

Un moment de méditation sur platines, enregistré depuis un temple du chill et du digging, qui sonorise la nuit, les vacances et le travail estival. Un arrivage de science, de passion et de bonnes vibes, divisée en deux parties, à écouter ici :

PARTIE 1

PARTIE 2

Kasheme | Zurich

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2019-07-26
news

Kaidi Tatham – Serious Times



Kaidi Tatham, monument incontesté du Broken Beat vient bénir cet été caniculaire avec l’EP 4 titres Serious Times chez First Word Records. Un projet dans lequel il fait reluire les deux B majuscules, avec ses trois décennies de savoir-faire.

Kaidi Tatham a contribué à une liste vertigineuse de collectifs et de projets, que Phonographe Corp retrace avec brio. Celui que Benji B (BBC Radio 1) a surnommé le « Herbie Hancock britannique », met tout le monde d’accord en un quart-heure.

Un quatre-quarts aussi savoureux que fugace, qui fait rejaillir les plus fines senteurs broken beat, hip-hop et jazz. Un ajout obligatoire aux playlists estivales, à découvrir ici :


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2019-07-25
Mix

Le Gros Tas de Mix : Police Drama 4

Le quatrième Police Drama aura mis une année entière à sortir. Annoncé début juillet 2018 sur les réseaux et paru toute fin juillet 2019, cet épisode met du réel dans la description du monde policier.
Les vérités dures à entendre, scandées sur les grooves de l’imaginaire populaire. Les rythmes de la réalité urbaine, cadence les images d’évasion mentale. Des récits fictifs ou situations concrètes, des mémoires perpétuées et des scénarios réinventés, l’uniforme continue de faire parler…
Une histoire à relater ou a réinventer. Une bande-son pour la réflexion, en écoute ici :

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2019-07-14
Report

Report : Tom Misch + Hocus Pocus @ Jazz A Vienne (05/07/19)

Cette date du  5 juillet était l’une des plus attendues lors du festival Jazz à Vienne 2019. Une nouvelle date combinant découverte et retrouvailles.


Coté découvertes : le musicien/producteur anglais Tom Misch, issu de la « scène Soundcloud » et membre régulier de nos récentes playlists. Coté retrouvailles : le groupe Hocus Pocus, mené par 20syl & DJ Greem de C2C véritable bout de patrimoine hexagonal qui se reforme 9 ans après 16 Pièces son dernier album. 

Une partie qui s’adresse à un public plus jeune. Une autre qui vient raviver les souvenirs de certains routards du hip-hop.

Une soirée sur laquelle planait le plus grand mystère et les plus grosses attentes. Entre un nom devenu omniprésent dans nos explorations sur la toile et le retour d’une influence majeure, huit ans après son dernier concert dans la région, deux extrémités du parcours de la rédaction sur la même affiche.

Conférence Hocus Pocus x Fisto

Avant de dévoiler l’objet de leur réunion au Théatre Antique, les deux leaders d’Hocus Pocus se sont adonnés à la traditionnelle conférence de presse. Un rendez-vous Jazz A Vienne qui s’est depuis peu délocalisé et ouvert au public.
Animée par Fisto pour la troisième année consécutive, la conférence de la soirée hip-hop est principalement revenue sur l’inénarrable parcours des nantais, de leurs débuts à leur place prépondérante dans le paysage français.

Un échange qui s’est focalisé sur l’évolution de leur processus créatif, leur approche du sampling, la genèse de la nouvelle tournée et l’état d’esprit général du groupe. Une courte mais dense demi-heure conclue par de précieux conseils de 20syl prodigué à de jeunes beatmakers.

Tom Misch

La soirée hip-hop démarre avec Tom Misch, représentant de cette génération à la fois versée sur les instruments et biberonné aux classiques du hip-hop. Une entrée en matière, toute en douceur où Tom Misch laisse entrapercevoir son panel d’influences par de fugaces hommages. On devine entre autres, l’ombre des sphères Soulquarians / Native Tongues dans ses compositions avec des thèmes et des refrains, honorés sans être plagiés.

Venu présenter son premier album Geography, le sud-londonien arrive à cartographier son spectre musical sans tomber dans le simple exercice de style. Sa performance cite des classiques comme Runnin par The Pharcyde et J Dilla dans un doux langage soul moderne.

Tom Misch prouve sa capacité à tracer ses propres chemins, au milieu de paysages bel et bien identifiés. Quoi qu’un peu timoré, son premier live viennois contribue à la volonté de renouveau du festival. Son fulgurant succès sur la toile ramène un lot de nouveaux convives. Des fans de Tom Misch découvrent au passage Jazz A Vienne, et croisent des habitués, venus pour Hocus Pocus.

Un beau mélanges des genres et des générations, issues d’un même socle. Un concert qui démontre les ramifications derrière l’étiquette « hip-hop », où diverses déclinaisons se distinguent à partir de références communes.

Hocus Pocus



20Syl est comparable à un Tim Burton un Quentin Tarantino du hip-hop. C’est à dire un créateur qui influence les créateurs, une porte d’entrée dans la constitution d’un bagage culturel personnel, un réalisateur acharné qui expose sans complexe, ses propres méthodes et inspirations dans chacune de ses œuvres.

Les productions pour Fabe  (Scred Connexion), Sully Sefil, Mafia Trece et la compilation Original Bombattak à la période fin 90/début 2000. Le décollage d’Hocus Pocus avec la trilogie 73 Touches (2006) / Place 54 (2007) / 16 Pièces (2010). L’écrasante succes story de C2C avec ses flopées de récompenses et titres mondiaux. Tous ces faits d’armes placent 20Syl et Greem à l’épicentre de grandes évolutions du hip-hop/jazz français.

Le retour du Hocus Pocus au grand complet sur scène a-t-il su convaincre les fidèles de la première heure, les nouveau curieux et les fans qui ont volé de leur propres ailes depuis lors ? Alors qu’une quasi décennie s’est écoulée depuis le dernier projet, ce live était l’occasion de confronter sa vision actuelle à son appréciation de l’époque.

Le show commence par un Voyage Immobile vers le catalogue bien connu de HP, dans un format aussi rodé que surprenant. Ayant popularisé la formule groupe de rap + musiciens en France, Hocus Pocus marque son retour avec une partie live encore plus prononcée.

Tout s’enchaîne. Les phases sont millimétrées. L’énergie est aussi explosive que communicative. Là où Tom Misch glissait ses petits hommages à des classiques du hip-hop, Hocus Pocus les prend à bras le corps et les balance à visage découvert.
Comme si les années de hiatus n’avaient jamais été là, la connexion entre le combo et son public est demeurée intacte. Aucun temps mort, le concert est un véritable jubilé où les grooves muent au sein du même morceau, à l’image de I Wanna Know, qui prend des couleurs afrobeat.

Le show brille par son extrême précision, mais la spontanéité reste palpable. Au milieu des couplets de 20Syl, des scratches de DJ Greem et des refrains de David Le Deunff scandés des deux cotés de la foule, Mr J. Medeiros fait irruption pour caillouter en bonne et due forme le micro. Le californien, désormais installé en France rappelle la présence de choix des Procussions dans le catalogue HP.
Les titres Vocab et Hip-Hop? sont clairement dans les temps forts du show. Deux bangers déballés d’un bloc, qui ont mis le feu. Le premier réaffirme le positionnement du crew dans la sphère musicale rap. Le second quand à lui est un manifeste de la formation au sein de la culture hip-hop.

La version viennoise de Hip-Hop? prend une dimension particulière et consolide la filiation entre jazz et hip-hop. Les lyrics du titre sont portés par une reprise de Red Clay (Freddie Hubbard), véritable standard de la note bleue. Une interprétation dans laquelle s’est également glissée Chameleon (Herbie Hancock/ Head HuntersThe Message (Furious Five mais crédité au nom de Grandmaster Flash) et The Ghetto (Donny Hathaway).
Plus qu’un artiste multi-talentueux, 20Syl s’illustre en tant que chef d’orchestre. En plus de son rôle central dans la coordination du live, il met en lumière les talents de chaque membre.

Coordonné, millimétré mais pas totalement scripté, ce concert d’Hocus Pocus joue avec ce que le public lui apporte. Un véritable échange s’effectue.

On retrouve sur la fin Thaïs Lopes de Pina, chanteuse lyonnaise que l’on connait en tant que membre de Bigre et Electrophazz. Le Théâtre Antique est en feu. Hocus Pocus a tout donné mais remet une couche en rejouant Vocab et Hip-Hop?.

Tout y était, l’occupation scénique, les interactions, la maîtrise du répertoire… Un retour à la scène réussi… Peut-être un prémisse à un nouvel album ?

La question est posée !

Les photos de la journée complète
à retrouver sur la Page Facebook LGTDZ

Report : Alpha Diallo
Photos : Paul Bourdrel

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2019-07-11
Mix

East-West Sessions 7 Years Royal Mixtape



DJ Namean & DJ Rookie célèbrent les 7 ans de la fameuse résidence berlinoise East-West Session, que la rédaction eut l’honneur d’investir en octobre 2018.

Un anniversaire qui prend la forme d’un mix retraçant les rencontres et parcours des DJs/rappeurs/beatmakers/instrumentistes à l’affiche de ce rendez-vous européen incontournable.

Les East-West Sessions visent à rassembler des musiciens de différents genres, disciplines et styles, en une grosse jam session live.

La plupart des artistes impliqués se connaissent via leurs projets individuels mais les East-West Sessions s’efforcent de les réunir tous ensemble sur une même scène, loin de leurs studios de chambre et leurs ordinateurs.

Un événement qui prend place au Panke (quartier Wedding de Berlin)

– Figub Brazlevic & Krekpek Records


Tracklisting


  1. Moontroop – The Dash
  2. Superior – Buttercream (feat. NDA & Sane Crazy)
  3. Strangelove – Baloney
  4. Cometeers – Perm Deploitment
  5. Hey!Zeus – Built It (feat. Teknical Development.IS)
  6. Dramadigs – Landvogt & Ein Brief VonYves
  7. Mecstreem – H120B
  8. Supreme Sol – Pray To Your Priest (prod. B-Side)
  9. Figub Brazlevic – Shadows In The City
  10. S.Fidelity – Dawgs (feat. Galv & Rino Mandingo)
  11. digitalluc – Filth
  12. Juse Ju – Pausenhoflogik Instrumental (prod. Bluestaeb)
  13. Thelonius Coltrane – Any MC
  14. Yoho (Galv & Fuzzl) – Ich Geb’ Dir Mein Wort
  15. Kids Of The Stoned Age – Plastike Chirugie
  16. Figub Brazlevix – Hard To Take (feat. Noritsu)
  17. Philanthrope – Herbalize
  18. HexOne – Just Us (prod. Figub Brazlevic)
  19. Christmaz – Crystal Cypher
  20. Figub Brazlevic – A (Loop) Tribute To Summer Madness
  21. Sonne Ra – Im Fluss
  22. Kurd,Y – The Knock Knock Remix 
  23. Mono :Massive – Strong Circle
  24. Marcus B. – One Down
  25. John Known – Niemandsland ft. Galv (prod. Figub Brazlevic)
  26. Demograffics – Still Raw
  27. MC Cheek & Moacyr – Lone Runner (prod. Jaynu Vega)
  28. Ozoyo – Morning In The Forest
  29. Comfort Fit – Curvy Candies

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2019-07-10
news

Nuits de Fourvière 2019 : Places à Gagner pour Lexicon

Deuxième partie de la sélection Le Gros Tas de Zik au Coup de Coeur des Blogueurs par les Nuits de FourvièreLe principe : plusieurs rédactions font part de leur coups de cœurs personnels et votent pour coup de cœur collectif. S’en suit une myriade de places à faire gagner à travers les blogs contributeurs. 

Après avoir fait gagner des places pour Magma & King Crimson, la rédaction offre des places pour Lexicon, le 12 juillet au Domaine de Lacroix Laval ! Un spectacle ayant l’ivresse et la stupeur d’un grand charivari ! 
Pour tenter sa chance, il suffit d’envoyer un mail à alpha@legrostasdezik.com

Lexicon

Chaque fois qu’un enfant dit : je ne crois pas aux fées, il y a quelque part une petite fée qui meurt écrivait James Matthew Barrie, l’inventeur de Peter Pan. Les joyeux drilles de NoFit State Circus croient aux fées. Aucun doute. Ils vivent à Cardiff, au Pays de Galles, et avec Lexicon, ils entendent célébrer le 250e anniversaire de l’invention du cirque moderne.

Un chapiteau, un gradin, une piste au cœur. Ils inventent un monde où des bureaux-tamponneuses s’entrechoquent sur de la musique live. Un monde où planent les fantômes de Lewis Carroll. Un monde autant pétri à l’énergie joyeuse qu’à la douce nostalgie. Un monde où les acrobates s’envolent, grimpent, s’agitent et où le génie de l’artisanat mécanique laisse place à la magie permanente. 

Un monde où l’on perd la tête, où l’on rit des errances humaines, où l’on se mesure à une galerie de personnages dessinés au pinceau, une funambule à l’ombrelle et à la robe blanches sur son fil mou, un gentleman en monocycle, des antipodistes, des trapézistes flirtant avec l’apesanteur. Une énergie folle soutenue par cinq musiciens et leur batterie d’instruments (piano, accordéon, ukulélé, percussions, harmonium, guitare, basse, clarinette…) et des voix à vous faire chavirer. Lexicon, c’est l’ivresse et la stupeur d’un grand charivari.

Blogs partenaires : Who Cares ? / Toute ouïe / Soul Kitchen / Le Gros Tas de Zik / United States of Paris / Little Lions / Alchimie du verbe / Nouvelles répliques

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2019-07-08
Report

Report : Kokoroko + Snarky Puppy @ Jazz A Vienne (04/07/19)

Seconde date dans le viseur de la rédaction, le 4 juillet 2019  était sous le signe de renouveau avec deux noms à l’affiche. Le premier : Kokoroko, formation afrobeat/highlife en provenance de Londres. Le second : Snarky Puppy, qui a soufflé en 2013, les premières brises du vent nouveau au Théâtre Antique et avec un nouvel album à défendre sur scène.


Une mise à l’honneur du sang neuf qui partait avec son lot de questionnements. Une formation révélée au monde par un single, puis un EP 4 titres, suivie d’un groupe qui existe depuis 2004, qui a explosé en 2013 étaient-ils un choix pertinent pour une soirée intitulée New Generation ? La réponses en texte et en images…

KOKOROKO

Le groupe Kokoroko, nouvelle signature de Brownswood Recordings (le label de Gilles Peterson) a fait les choux gras des curateurs et des diggers depuis le titre Abusey Jonction, dans la compilation We Out Here.

Les titres et apparitions de la huitaine menée par Sheila Maurice-Grey, pètent tous les scores sur les plateformes de streaming, Le festival Jazz à Vienne donne l’opportunité de découvrir ce beau monde prometteur en live.

Principale observation : Kokoroko est en concert comme sur disque. Le public, posé sur les marches du Théatre Antique, laisse défiler les derniers rayons du soleil. La prestation laisse le temps au temps.
Contrairement à d’autres révélations outre-manche qui faisaient dans le technique et le flamboyant, l’oeuvre de Kokoroko instaure la détente et l’écoute passive. On se laisse agréablement porter par de douces nappes, menées par une section cuivres féminine.

L’octet répond également à la question d’un concert sur une grande scène, avec un EP 4 titres en guise de discographie. Titres inédits et moments d’éclats groupés ou personnels, complètent la setlist.
Une découverte scénique, un moment de chill. Ce concert confirme le parti-pris de Jazz à Vienne et sa volonté de mettre en avant les figures nouvelles du jazz.

Une belle entrée en matière avant Snarky Puppy, que les habitués de Vienne connaissent depuis plus de six années.

Snarky Puppy




Kokoroko était la découverte, Snarky Puppy incarne la retrouvaille. Révélé en conclusion de la All Night Jazz de 2013, à l’ouverture de la All Night Jazz de 2015, le crew se retrouve au cour de la programmation de 2019. 
Avec un concert en 2017 à la Salle 3000, Snarky Puppy compte pas moins de quatre passages dans la région en sept ans. Passé la flopée de récompenses et de distinctions entre 2014 et 2017, que reste-il a découvrir du collectif mené par Michael League en 2019 ?

Première réponse : l’album Immigrance, dernier projet en date et objet principal objet d’une tournée de 7 mois, qui a débuté à Vienne. Seconde réponse : le ratio constance/évolution dans ce que propose Snarky Puppy.

Conférence/Interview de Snarky Puppy animée par Ashley Kahn

La conférence qui a eu lieu en fin d’après-midi atteste le rapport privilégié entre Snarky Puppy et Jazz à Vienne.  Le festival qui a programmé Michael League et sa bande, un an avant leurs succès, organise avant le show au Théâtre Antique, une rencontre où les musiciens s’étalent sur leur manière de travailler et d’appréhender le groove. Une conférence ponctuée par un court showcase illustrant chaque partie abordée.

Quelques heures après la mise en bouche, Snarky Puppy retrouve le Théâtre Antique. Toutes les questions et les doutes s’envolent, soufflés par la déferlante des grooveurs originaires de Denton et Brooklyn
Snarky Puppy continue de faire mouche, que l’on soit familier de son répertoire, dans la curiosité du nouvel album ou dans la totale découverte.


Shofukan fait toujours son effet, quel que soit le nombre de fois auquel on s’y confronte. Les transitions et changement de grooves marchent toujours aussi bien. La formation sait briller collectivement et laisser de l’espace à chaque membre. Michael League le précisait lors de la conférence, Snarky Puppy s’inspire en partie de James Brown, qui lui même puisait dans la structure de certaines musiques africaines. Des précisions qui offrent une seconde lecture de la performance.

Le jeu collectif assure le terreau de base, puis les variations et l’isolation de parties d’une mesure à l’autre, met en lumière les prouesses individuelles. Résultat : le kif reste intact, les bases consolidées et le champ des possibles toujours grand ouvert.

En résumé, une belle mise en perspective d’une formation qui incarne l’espoir à une autre qui a gagné ses galons de valeur sûre. Deux formations à la popularité issue des nouveaux supports de diffusion de la musique, où les intermédiaires entre artistes et audience n’existence plus. Les deux facettes du renouveau étaient sur une même scène

Deux concerts à aux vibrations uniques !

Les photos de la journée complète
à retrouver sur la Page Facebook LGTDZ

Report : Alpha Diallo
Photos : Paul Bourdrel

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