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avril

2018-04-30
news

2 places pour chiller avec Yarah Bravo à Sofffa

© Hashka/ÿz
En parallèle de Nuits Sonores 2018 les potos de Sounds So Beautiful et Sofffa invitent Yarah Bravo ce 11 mai pour une Smooth Session aussi qualitative qu’intimiste.
Un concert dans une configuration inédite où la rappeuse cosmopolite jouera avec les Swank Brothas, prodigieuse et prometteuse formation lyonnaise.

Yarah Bravo

Yarah Bravo est une rappeuse suédoise, de père brésilien et de mère chilienne, habitant à Berlin… Forte de toutes ces influences, sa créativité se retrouve dans ses compositions, mélangeant rap, r’n’b et spoken-world.

Ses collaborations sont multiples : avec les français de TTC sur l’album Ceci n’est pas un Disque en 2002, avec le duo d’acid-jazz polonais Skalpel en 2003 mais c’est surtout son compagnon DJ Vadim qui lui ouvre les portes de la notoriété en 2002 sur l’album U.S.S.R. The Art Of Listening puis avec le projet One Self en 2005. S’en suivit les albums Good Girls Rarely Make History en 2008 et Love Is The Movement en 2014.

Rien n’arrête cette charismatique artiste, qui déverse aujourd’hui son flow funky et féroce en solo, aux 4 coins du monde.

Modalités

Deux places sont à gagner. Pour prendre part au kiff et au chill, il vous suffit de :

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2018-04-28
Report

Report : Illa J + Supa Dupa @ Bizarre (13/04/18)

Vendredi 13 avril 2018, jour chanceux pour les lyonnais amateurs de hip-hop dans sa grande pluralité avec le concert d’Illa J et Supa Dupa. L’agglomération offrait en ce jour un circuit mettant en lumière les diverses ramifications du rap.
Des penchants jazz aux penchants soul, old school et new school, la scène de Bizarre a passé le témoin entre deux générations d’artistes, deux visions de la performance live…

Supa Dupa

Le groupe lyonnais, fraîchement sorti de résidence, ouvre les hostilités et célèbre la parution de l’EP Rise avec une grande réunion de famille sur scène ! Une formation de neuf musiciens assure un show tout en puissance et en convivialité. 
Supa Dupa a gagné en maturité et le prouve par l’énergie déployée dans l’interprétation de son répertoire connu, d’inédits et de featurings (Tracy D, Charlie & The Soap Opera). Pour relater les flammes envoyées sur scène, plus que des mots, une vidéo réalisée par Jonathan Morel :

Illa J



Avec l’album Home (Jakarta Records), qui a fait grand bruit et plus de 2 ans après son passage à La Marquise, le rappeur/producteur/chanteur/ claviériste Illa J revient en terres lyonnaises. 

A la fois dépositaire de l’héritage de J Dilla, son défunt frère aîné et dans une nouvelle direction artistique beaucoup plus personnelle, ce concert était une occasion de voir à l’oeuvre un artiste à la musique bicéphale.




Face à une partie d’un jeune public venu pour Supa Dupa qui le découvrait et dans une configuration plus grande qu’à La Marquise, c’est en toute en affirmation qu’Illa J sût combler le gap générationnel et l’occupation de l’espace scénique.

De la sphère familiale (avec des hommages à sa mère Maureen « Ma Dukes » Yancey, son père, le regretté Beverly Dewitt Yancey, qui fut ghostwriter pour la Motown), aux grands classiques de la galaxie J Dilla / Slum Village inscrit dans le panthéon des « Hip Hop Heads », en passant par son répertoire récent plus personnel, aérien et coloré, The Other Yancey Boy a montré le temps d’un concert, toute l’étendue de son univers entre kickage de micro dans les règles et chant d’une rare sensibilité.




Plus qu’un fils, un frère, un interprète, John Yancey aka Illa J est un artiste qui suit sa propre voie et prend le temps de relater l’histoire des générations qui l’on précédé et influencé.

Une belle convergence des énergies. Deux prestations différentes complémentaires, entre exutoire et intériorisation…




Toutes les photos du concert à retrouver ici



Live Report ; Alpha Diallo / @AlphaDigger / Instagram

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2018-04-26
Video

Baloji nous rencarde au 137 Avenue Kaniama

Direction Lubumbashi, ville de la République Démocratique du Congo où Baloji vit le jour il y a près de 40 ans. 78 minutes d’un voyage musical qui ne laisse pas indifférent….
Dans ce 4ème opus le rappeur belge, « congolais d’outre atlantique » comme il aime à se décrire, nous invite à caresser les contours onduleux de son identité, multiple, à l’image d’un corps que l’on découvre.
137 Avenue Kaniama, est selon ses propres mots, P-E-R-C-U-S-S-I-F ! Les influences qu’on connaît à Baloji sont là, hip-hop, jazz et électro. Toutefois son lien avec l’Afrique lui permet d’emprunter tout autant à l’afrotrap,  l’afrobeat,  la rumba congolaise, au bikutsi du Cameroun, mais aussi  aux rythmes lointains et peu connus du Zimbabwe. Un trait d’union entre les cultures, à son image !     
Structuré à la manière d’un livre, 137 Avenue Kaniama est un disque à plusieurs chapitres:  
  • Le rapport au corps
  • Le rapport à l’autre, les relations amoureuses (pièce centrale du disque)
  • Le rapport aux identités, à ses propres identités

Développé en 14 titres et en mis en place dans une entité cohérente, on y retrouve bien évidemment le flow unique de Baloji, mais avant tout sa plume affutée ! Un haut niveau d’écriture, un travail sur la langue, des références à des auteurs afro: dont l’écrivain haïtien Danny Laferrière avec  son œuvre «Comment faire l’amour à un noir sans se fatiguer ». Baloji ne prend pas de raccourcis,  tranche dans le vif, avec une élégance peu comparable. Vincent Bolloré et les majors en prennent pour leur grade :

« Pour Papa Bolloré / Je suis un ex-énamouré / Qui suit tes conseils d’illuminé / Tes avis mal éclairés / T’es un alter-nombriliste / Qui traine son vague à l’âme d’artiste / Il y a dix ans c’était les Cubains / Maintenant tu fais dans l’ivoirien / Parce que moi je suis pas un nouveau Douk Saga / Je suis pas le clown chocolat / Je fais pas de « oui-oui Bwana » / Avec un grand sourire Banania / Toi t’es comme une volontaire chez mère Theresa / T’aimes visiter les pauvres loin de chez toi / Avec ton altruisme intéressé / Rapport de force inversé / Comment faire l’amour à un noir sans se fatiguer / Il faut le surmonter, il faut l’immobiliser » – Bipolaire – Les Noirs


Baloji est avant tout un poète, un storyteller aficionado de sample. Pour appuyer ses propos  il invite  l’auteur congolais Jean Bofane  à rythmer ses titres tel un narrateur. Dans cet album l’artiste se révèle, le masque tombe. Parfois sensible, Baloji confie son lien avec sa mère qu’il retrouve après 9125 jours d’absence…

« C’est le charme trouble du déjà vu  / Une scène cent fois vécue, cent fois attendue / Parce que dans l’attente on se projette et quand arrive le moment on est trahit par ses propres gestes / Est-ce que l’on le redoute le choc ou de vivre avec l’onde ? / Maman n’est pas aussi belle que dans mes songes / Elle a des cernes noires causées par les larmes…» – La dernière pluie – Inconnu à cette adresse

Parfois enragé, il dénonce les situations de violences dans  l’est de son pays natal, en témoigne son titre Tanganyika. 

« (…) Mine à ciel ouvert depuis l’entre deux guerre. Entre deux feux on passe à l’âge de pierre»

137 Avenue Kaniama est le fruit d’un travail colossal, probablement l’album le plus aboutit de l’artiste. Fan de cinéma (il fait référence à Gondry dans son titre L’art de la Fugue-Le vide), Baloji a pensé de manière cinématographique cet album, ses 14 morceaux  sont mis en place comme un scénario. Car Baloji est aussi cinéaste et n’a pas peur des prises de risques ! Depuis 10 ans et la sortie de son premier album Hôtel Impala il réalise lui-même tous ses clips : 

« plutôt par nécessité, au début,  parce qu’il n’y a avait personne pour les faire, et puis je me suis pris au jeu. Pour moi, l’esthétique c’est une façon de rendre le propos plausible, crédible. L’image est au service de la chanson. ».

Le clip  de Soleil de Volt est d’ailleurs un extrait de Kaniama Show son premier court métrage,  qui accompagne la sortie de son album. 

« C’est une satire de la propagande télévisuelle au Congo et plus largement du soft power. Car dans nos sociétés, on continue de penser que « si c’est dit à la télé, c’est vrai » (….) J’ai étudié pas mal d’émissions de télé et le plateau que j’ai créé pour le film mélange celui de Michel Drucker, de la Rai Uno du dimanche après-midi et de Soul Train». 

Dans le rôle du présentateur Eriq Ebouaney (interprète du ‘Lumumba’ de Raoul Peck), la chorégraphie, elle,  est dirigé par Serge Aimé Coulibaly. Baloji espère pouvoir, un jour, projeter son film au Congo.

Pour ses projets, il sait s’entourer des bonnes personnes, sur les collaborations musicales avec, par exemple,  le violoniste James Underwood, le contre-ténor Serge Katudji, Didier Likeng chef de chœur et bassiste, le groupe afrobeat de brooklyn Antibalas, l’artiste belge Zeezafana. Ainsi que pour contributions plastiques avec une photographe percutante Kristin-Lee Moolman, une équipe de graphistes pointu Specht Studi, des styliste sans comparaison,  masques : Magnhild Kennedy, costumes : BalojiVirginie During, Brandon Wen, Elke Hoste. Perfectionniste et persévérant, il ne lâche rien ! Tout est sous contrôle, pour preuve sa vidéo de 9 min pour le titre Peau de chagrin-Bleu de nuit. Un clip à c-o-u-p-e-r le souffle, où l’esthétisme est poussé à l’extrême, aucun détail n’est laissé au hasard. Toutefois, parfois, le doute plane chez Baloji

« J’ai réalisé, conceptualisé ce film, fait la déco, le stylisme, la direction artistique, bossé comme un dingue pour son financement exorbitant donc c’est vraiment une part de moi qui se perd dans les limbes du web. L’été dernier, je bossais avec un management qui me disait que j’aurais pu faire la même cover d’album au zoo d’Anvers au lieu de dépenser tant d’argent! Le manager suivant me disait aussi que bosser 4 mois sans une thune pour un film de 9 minutes sur une chanson qui n’est pas un single radio était suicidaire et que pour 30% du budget on pouvait le faire dans le jardin botanique de Lisbonne et franchement, je veux pas que l’histoire leur donne raison…. »

Auront-ils le dernier mot ? On ne le souhaite pas ! Longue vie à l’artiste Baloji !

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2018-04-24
Mix

Figub Brazlevic – 100% Figub B.

Réalisé début 2017 et tout récemment sorti, ce mix est une belle mise à jour du catalogue de Figub Brazlevic.

Des titres déjà sortis, des inédits, un avant-gout du prochain album en binôme avec Teknical Development mais surtout et avant-tout, une heure de bonnes vibes. L’inimitable beatmaker berlinois ouvre les portes de sa discographie passée et à venir. A écouter sans récession ni complexes :

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2018-04-24
news

Amasia Records – Convergences


Amasia Records est un projet lyonnais tourné vers l’international, initié par un duo aussi discret que productif, opérant dans la région depuis de nombreuses années. Synes et Shimson (aka Zedo de R.A.S.) tissent de ponts entre les différentes scènes alternatives de la planète. Premier opus du label, l’album Convergences fait tomber les frontières à coup d’instrus qui tabassent et de cailloutage de micros en provenance de France, Belgique, Finlande et des U.S.A.
Résolument dans une démarche globale et de fond, la rigoureuse et hyper prolifique team d’Amasia Records s’adonne à un beatmaking stakhanoviste où les productions se voient calibrées pour chaque artiste invité. Coté MCs, on retrouve des noms connus de la rédaction tels que Mikal Amin aka Hired Gun, Rogue Venom ou Piloophaz (ex- Cinquième Kolonne).

Un voyage hors des sentiers battus. Une incursion dans l’underground mondial, en écoute ici :

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2018-04-24
news

Shin-Ski – Virtuality

Artwork : Maxime / Magical Mystery Mix

Annoncé il y a quelques semaines sur les réseaux et officiellement sorti il y a quelque heures : Virtuality, le nouvel album de Shin-Ski fait suite à Memories (février 2016).
Toujours aussi cosmique et exotique la vibe de Shin-Ski continue encore et toujours de défricher de nouveaux horizons. A la fois sans concessions et ouverte, la sensibilité musicale de monsieur Shinsuke Taoka fait une fois de plus mouche.

Parfaitement adapté à ce printemps aux allures d’été, Virtuality de Shin-Ski est à vite tester dans vos prochains moments de chill au soleil :

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2018-04-21
news

DOC Mastermind – What Up Tho ?

Les beaux jours ne pouvaient pas faire leur retour sur Le Gros Tas de Zik sans la dose syndicale de gros funk ! Une dose administrée par le label parisien Laruche Records et son fer de lance DOC Mastermind avec le projet What Up Tho ? sorti en février 2018.

On ride sans complexe avec ce lot de track qui bouncent ! DOC Mastermind conjugue le funk d’hier et d’aujourd’hui, à l’image de sa relecture de standards comme The Boss de James Brown, Dre Day de Dr. Dre & Snoop ou encore The Message des Furious Five (popularisé par Grandmaster Flash alors qu’il ne l’a pas produit ni écrit).

Le DOC rend hommage aux standards et pose sa pierre à l’édifice, accompagné d’experts perdus de vue depuis quelques années (Leonard D$TROY, Chromadata) et de nouvelles découvertes telles que 𝝅. Iѕα∆c aka Prince Isaac.

Laidback et pêchue, la recette funk de DOC Mastermind est tout ce qu’il fallait à cet instant précis. A écouter sans modération ici :

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2018-04-13
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Sondage : vos choix pour « Sampling is Beautiful #5 »

Les habitués du blog connaissent le concept de Sampling is Beautiful, initié par Zajazza et filmé par Paul Bourdrel.

Comme dans les précédents épisodes, Zajazza pioche dans la musique d’artistes programmés au Périscope afin de composer un titre original.

Contrairement aux 4 derniers numéros, les lecteurs de ces lignes ont la possibilité de directement participer à la réalisation du numéro 5. Pour ce faire il vous suffit de repérer vos titres favoris parmi cette playlist…

… puis de voter pour le matériau à mettre dans les machines ici :

[Punk Rock] Radioactivity / 1er mai

[Pop / Electro] Saint Sadrill / 2 mai

[Dark Dream / Lo-Fi] Hidden People / 2 mai

[Experimental] Aquaserge / 31 mai

www.periscope-lyon.com

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2018-04-10
news

2 places pour voir Grems et compagnie retourner Le Sucre

Après avoir amené le feu aux berges du Rhône avec The Doppelgangaz, les copains de Galant Records s’associent au Sucre pour célébrer ce 13 avril, la sortie du nouvel album de Grems.

L’ovni du rap français sera au rooftop accompagné d’une dream team de machnistes et d’ambianceurs, pour une soirée hors des clivages et des connivences.

Grems

Au sein du rap français, Grems jouit d’un statut à part et d’une réputation toujours intacte. Ambassadeur d’un rap déviant, technique et complexe, il a fait de l’exploration de nouveaux territoires musicaux sa marque de fabrique.

Apparu au croisement des années 90 et 2000, Grems émerge en se plaçant à contre-courant du rap standardisé de Skyrock, dans le même mouvement que TTC ou La Caution. Au cours d’une discographie riche et complexe, il se fait l’architecte d’un hip-hop hybride. Chacun de ses projets tend à le prouver : en solo (« Algèbre », « Sea, Sex & Grems ».), en groupe (Rouge à Lèvres, Klub Sandwich) ou en featuring (Lucio Bukowski, Roméo Elvis, Disiz), Grems explore systématiquement les marges d’un genre qu’il s’approprie, qu’il manipule (bien aidé par l’émergence massive d’Internet) et dont il se démarque parfois pour explorer un genre qui lui est propre : le deepkho, soit un savant mélange de rap et de house. Ce n’est d’ailleurs pas un hasard si le rappeur a appelé son chat « Moody », en référence au dieu de la house de Detroit : Moodymann.

Après s’être fait discret quelques temps, Grems revient en 2018 avec « Sans Titre #7 », un disque particulièrement puissant et foisonnant, plein d’échos de genres reconnaissables, de la house au grime. Bourré de rimes egotripées, de morceaux-concepts et de punchlines, le disque renvoie le reste du rap français à l’école de l’humilité. D’ores et déjà salué par les médias spécialisés, « Sans Titre #7 » est une énième preuve de la capacité de Grems à s’élever au-dessus de la mêlée en se réinventant.

Modalités

Deux places sont à gagner, pour prendre part à la folie du vendredi. Pour ce faire :

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